Le blog de othmane

Ce blog se veut un espace de tolérance,de discussion et de réflexion autour de ce qui préoccupe l'humanité.

12 avril 2006

Profession prospére

mendiant

Au Yemen, pays de Abdellah Saleh, du qat et de la reine de Sabaa, une banque vient de déclarer faillite.
Jusque-là rien de particulier
Partout dans le monde, des établissements financiers ferment, d'autres s'inaugurent, les clients perdent leurs économies, l'opinion publique s'inquiète, la presse en parle, les indices s'écroulent , les responsables se déférent au parquet, un procés ,un feuilleton, des sentences  puis le tout tombe aux oubliettes.
Parmi les sinistrés du crash yamanite figure un mendiant qui a perdu la modique bagattelle de 30 milles Dollars, une véritable fortune dans l'un des pays les plus pauvres de la planète.
Le malheureux avait amassé cette somme aprés des années de dur labeur dans les cérémonies de mariages et aux sorties des demeures abritant les séances du « qat », véritable fléau social au Yemen.
Revenons à notre plus beau pays du monde, selon Azouzi and co ,  où le secteur de la mendicité est l'un des plus porteurs de l'économie nationale.
Selon une récente étude, plus de 50000 personnes exercent la mendicité au Maroc, en d'autres termes les mendiants dépassent le total cumulé des médecins, infirmiers et sages-femmes au Maroc.
Véritable témoin des désiquilibres flagrants d'un maroc en quête de renouveau, la mendicité est pour le moins une activité florissante.
Mosquées, transport public, centres commerciaux, gares..aucun espace n'échappe à l'organisation quasi-militaire du secteur.
Le secteur couvre ,désormais, tout le territoir national et les mendiants commencent même à taper sur les portes de la CGEM, leur secteur étant d'un grand potentiel évolutif.
La mendicité est un secteur hermétique, pour avoir son « permis de mendier », l'aspirant mendiant négocie sa petite place à lui avec les ténors du métier, exactement comme tout corps professionnel régi par un ordre.
Le secteur doit sa prospérité aux efforts conjugués de ses ressources humaines.
Les profils à rechercher sont divers, certaines perles peuvent se révéler même rares, une idée pour les cabinets de recrutement.
La mendicité devra également être assujettie à la TVA, un conseil d'ami pour tanton Oualalou si jamais il se trouve à cours de moyens pour payer ses milliers de fantômes.
Le mendiant n'est pas seulement le petit sale dans la rue, mais la profession s'est mis au diapason de la mondialisation.
Le profil/mendiant d'aujourd'hui est un type bien rasé, maîtrisant une ou deux langues étrangères certains même utilisent des sytèmes de paiement électronique.
Les haut gradés de la profession occupent mêmes parfois des postes ministériels et exercent leur art au chevet de fond monétaire international ou de la banque mondiale.
L'art de la mendicité n'a pas de limites, et les esprits créatifs c'est ce qui ne manque pas, l'impossible n'étant pas marocain.
Tout le monde, enfin, est un mendiant..Chacun à sa manière.
Mendiants ou pas, nous sommes tous héros d'une seule grande comédie:la vie.

NB: Le texte de ma chronique hebdo sur le "Courrier de Nord"

Posté par boumaalif à 22:46 - Opinions - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    chapeau!!!

    wé je dis chapeau !!!jai bien aimé larticle !!
    et surtt la dernière partie!!!

    Posté par rajaa, 13 avril 2006 à 00:02
  • ça alors

    ach had la photo.. mal9itich chi 1 plus mésirable, en plus fina hoi l'homme rasé, cravaté...
    très super cher othmane

    Posté par laila, 13 avril 2006 à 08:31

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