07 février 2008
Réaction à Taha Balafrej
Échec d'une réforme qui ne s'est jamais concrétisé sur le terrain, clanisme syndicaliste borgne qui ne cherche qu'enregistrer des succés instantanés relatifs à des barèmes stériles, élitisme dupe cherchant à cultiver une fausse impression d'autosuffisance en cadres, inadéquation réelle entre l'idéal scolaire et l'idéal sociétal....Les maux de notre système éducatif sont nombreux et une radioscopie même électromagnétique du système n'est pas du tout suffisante pour y remédier.
La stérilité intellectuelle de nos élites est flagrante et ressemble à une démission volontariste d'une mission qui naturellement leur incombent.
Les dangers auxquels cette école rampante nous expose sont tellement nombreux que la sonnette d'alarme doit être tiré maintenant avant que ça ne soit pas tard si ce n'est déjà le cas.
Quelle école devra-t-on créer est ce l'école moderne permettant au citoyen lambda d'évoluer dans un environnement égalitaire et d'affronter les problématiques du quotidien ou plutôt l'école/filtre permettant d'asseoir un élitisme de mauvaise augure permettant de choisir les meilleurs sujets de sa majesté au dépend de la majorité ôtée de ses moindres aspirations citoyennes.C'est la question qu'on devra légitimement poser.
NB: Publié en réaction à l'appel de Taha Balafrej
01 janvier 2008
Quand le monarque gifle Abbas.....!
L'information est passée presque inaperçue..Dimanche soir, un communiqué du cabinet royal a été discrétement diffusé sur les JT des deux chaînes nationales généralistes terrestres.
Le texte généralisé par la MAP nous apprend que:
"Suite à la publication au bulletin officiel du décret relatif aux attributions du ministre de l'Habitat , de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'Espace, Sa Majesté le Roi, que Dieu L'assiste , a donné ses Hautes Instructions au gouvernement pour préserver l'autonomie de gestion des Agences de développement et de promotion des provinces du Nord, du Sud et de l'Oriental , tout en veillant, à travers un comité de direction composé de départements transversaux, à assurer une cohérence et une coordination de leurs actions au niveau territorial.
Ces mesures, qui s'inscrivent dans le cadre de la politique de décentralisation et de renforcement des pôles territoriaux, devraient permettre de consolider l'efficacité de ces Agences dans leur rôle d'impulsion, d'accompagnement des grands chantiers de l'Etat et de convergence avec les programmes et projets de l'Initiative nationale pour le développement humain".
En des termes plus claires, le roi discrédite un texte officiel ayant subi son cheminement naturel jusqu'à sa publication sur le bulletin officiel.Le texte, en question, est un décret fixant les prérogatives du ministre de l'habitat, de l'urbanisme et de l'aménagement de l'espace, un poste occupé actuellement par le fameux Taoufiq Hjira..
L'amalgame créé entre les prérogatives du gouvernement (logiquement fer de lance du pouvoir exécutif dans toute démocratie qui se respecte), et les attribution de la constellation des "super-institutions" gravitant autour du palais (agences de développement, conseils supérieurs..) ne fait que se prolonger et le communiqué dominical (observez bien le timing!!) ne nous fait que le rappeler d'une manière pathétique.
Cet événement n'est pas le premier du genre depuis la nomination de Abbas El Fassi suite à un scrutin législatif discrédité par un absentéisme populaire record.
Le 16 Décembre dernier, le roi a transféré la direction des investissements extérieurs (sans l'avis de Abbas, je présume) de la primature au ministère du Commerce, de l'Industrie et des Nouvelles technologies dirigé par le technocrate "USFPeisé", Ahmed Chami.
Un autre fait à noter, le 30 Novembre, le roi a transféré en vertu d'un dahir une partie de ses prérogatives liées à l'intendance et à l'administration de l'armée au premier ministre, dans ce qui peut être assimilé à une véritable patate chaude transmise à Tonton Abbas..
Ces trois faits relatés ne nous laissent-ils pas légitimement demander: à quoi sert vraiment un Abbas El Fassi à la primature?
Loin de pouvoir agir, le pauvre se contente de subir des patates chaudes et...des gifles.
19 avril 2007
Cogitation zoologique
L'information nous parvient de Berlin
qui a dernièrement abrité le sommet européen.Romano
Prodi chef du gouvernement italien, a pu trouver, malgré son
planning surchargé, un petit moment pour rendre visite à
Knut.
Et Knut, n'est autre que l'ourson blanc
le plus médiatisé de cette année.Abandonné
par sa mère, il a pu être sauvé grâce à
la ténacité d'une équipe de vétérinaires.
Prodi a donc visité le zoo de
Berlin, le signal est fort: l'homme est vraiment fatigué, non
pas de ses responsabilités politiques mais d'avoir à
traiter chaque jour avec des gens normaux, d'avoir à tenir des
débats “normaux” et de participer à des sommets
normaux.
Le pauvre Prodi a senti un besoin
pressant de se ressourcer auprés du monde animal.
L'information est certes insolite mais
elle n'a, toutefois, rien d'étonnant.L'extravageance serait
certaine si l'un de nos politiciens nationaux décidera de
visiter l'un de nos parcs zoologiques nationaux (s'il y en un digne
de ce nom bien entendu).
Le simple analyste observateur de la
“halqa” politique nationale peut rapidement sortir avec une
certitude irréfutable:Nos politiciens n'en ont pas réellement
besoin.
La raison est toute simple: Eux mêmes,
ils ont l'air d'appartenir à un zoo et semblent ne pas avoir
assimilé que leur dompteur est bel et bien décédé.
Au Portugal, pays ayant longtemps
occupé de larges parcelles de nos côtes atlantiques, un
récent sondage télévisé a porté
Salazar, ancien dictateur de son état, à la tête
des “plus grands portuguais de tous les temps”.
Salazar a devancé même le
grand Vasco de Gama.Histoire de dire que certaines nations admirent
toujours leurs bourreaux et le Maroc ne semble pas s'en échapper.
Nos politiciens locaux ont l'air
d'oursons abandonnés dans ce qui peut être assimilé
à une variante locale du “syndrome de Stokholm”.
Le jour où vous allez entendre
que l'un de nos politiciens, pas du tout BCBG, a visité un
parc zoologique national.Là et seulement là, je pourrai
vous affirmer qu'un a pu réussir vraiment notre transition.
Post Scriptum: Je signale mon retour au blogging aprés un arrêt volontaire...J'avais tout simplement découvert que mes posts devenaient inodores incolores marqués par un égo qui peinait à s'afficher clairement..J'espère que cette fois ci cet espace pourra retrouver sa vivacité d'antan.
27 décembre 2006
A quoi ça sert un premier ministre ?

Dans sa dernière parution, l'hebdomadaire "Nichane" titrait "A quoi ça sert un premier ministre ?".
La réponse n'a pas tardé et fût des plus claires.Quelques jours après, Jettou répond et comment ?!!
Dans un pays où un simple appel passe par de multiples écrans avant d'atterrir chez un "ir"responsable, une réponse aussi rapide, d'un premier ministre en surcroît, est toute étonnante.
Le grand vizir a été catégorique: "je sers bien à des choses, vous interdire par exemple" lança-t-il avec grand humour aux journalistes de "Nichane".
Implicitement, on comprend qu'il sert à réaliser les souhaits de certains "cabinards" claustrophiles préférant les arcanes du Makhzen en crépuscule sur le soleil levant d'une démocratie naissante.
On comprend, aussi, qu'il sert à anticiper les voeux les plus populistes, matérialisés par certains esprits hirsutes ou en passe de le devenir.
On comprend, également, la délicatesse de sa mission "chiffoneuse" qui l'oblige à absorber les foudres d'une opinion publique au lieu de laisser le mal ravager les hautes sphères.
On comprend ,aussi, son courage en acceptant de faire office de "bouc-émissaire" en lieu et en place de certains "politiciens caviars", ceux là même qui défendaient il y a quelques années un prétendu idéal démocratique en lieu et en place de la menace obscurantiste.
Un premier ministre sert aussi à signer les décrets les plus impopulaires, à orchestrer "apparemment" les campagnes les plus absurdes.
Un premier ministre sert surtout à freiner nos rêves et nos aspirations les plus légitimes.
L'"affaire Nichane" a dévoilé la véritable facette du régime tel qu'il est: autoritaire, parental, liberticide par excellence.
"Nichane" a dévoilé les 1001 réalités d'une société pourrie qui prétend une piété qui ne lui ressemble pas, d'une classe politique léthargiques en mal d'existence, de décideurs déviergés depuis belle lurette..
"Nichane" a dévoilé la vérité d'un peuple qui ne lit pas, ni au premier ni au second degré mais qui condamne sans oser lire ne serait-ce que ses textes sacrés.
La prise de position de Nichane n'est pas forcément la mienne mais je salue la témérité d'une sanaa elaji.
Qu'on le veuille ou pas, cette fille de peuple paie la rançon de son rêve capturé, son rêve de voir une nation émancipée.
Hélas, ce qui se produit l'a désillusionné et m'a désillusionné.
Je croyais jusque là en ce "Maroc en mouvement" mais, maintenant, j'ai plutôt le sentiment d'appartenir, non pas à une nation, mais à une cage au milieu de loups.
Je refuse de devenir une brebis, ma chair est plus amère.
17 octobre 2006
Faut-il ne plus faire le Ramadan?

La scéne se passe en 1958, Habib Bourguiba,
premier président de la république tunisienne fraîchement proclamée,
osa siroter un jus d'orange devant une audience médusée, en plein
Ramadan.
Lorsqu'on cerne la sacro-sainteté du jeûne ramadanesque
chez les musulmans, on pourra facilement imaginer l'impact du geste
présidentiel sur le public.
Le choc fût énorme à tel point que le malaise général atteindra même quelque sphéres les plus proches du palais présidentiel.
Le
geste bourguibien, interprété dans sa juste valeur, allait devenir un
acte héroïque, dans la mesure où sa finalité était d'exhorter les
tunisiens à se concentrer sur l'essentiel, à savoir leur combat contre
le sous-développement.
La suite des événements, particuliérement tiers-mondaine, a ôté du geste tout son charme.
La
totalité des éléments des corps constitués (Armée, police, garde
présidentielle..)était sommés à rompre publiquement leur jeûne sous
peine de se voir punis sévérement.
L'anecdote veut qu'un soldat a murmuré à son supérieur qui lui demandait de boire un verre d'eau, de "prendre une douche avec cette eau et entamer une journée de jeûne"
Le soldat fût traduit devant un tribunal militaire et déféré dans un asile psychiatrique.
Sans l'intervention de son frére, officier supérieur de son état, la punition aurait été beaucoup plus lourde.
Une seconde anecdote nous apprend qu'un grand cheikh de la Zeitouna, l'équivalent tunisien de notre Quaraouine, n'a pas osé refuser le verre de jus que lui a proposé le président Bourguiba.
Si le cas tunisien est à contempler.
Le cas turc est, pour le moins, plus riche en enseignements.
Mustapha Kamel Atatürk qui qualifiait l'islam de "théologie absurde inventée par un bédouin inculte et immoral", avait entamé une série de décisions radicales réduisant à néant le poids de l'orthodoxie religieuse.
Les
décisions du pére de la Turquie moderne fûrent salvatrice pour cet état
très en avance par rapport aux autres états musulmans.
La Turquie, officiellement laïque, n'a pas, pour autant, rompu avec l'islam.
Le
nombre des turcs qui expriment leur foi est en nette progression et la
majorité des turcs pratiquent le jeûne ramadanesque exactement comme
ailleurs.A une seule différence prés, point d'hypocrisie sociale!!
Au Maroc, pays où le Ramadan a toujours préservé sa sacralité, le défunt Hassan II
considérait la chose religieuse comme champ réservé pour la monarchie
et faisait partie intégrante de son arsenal de moyens de pouvoir.
Les
causeries religieuses tenues par le monarque, étaient retransmises en
boucle sur la télévision nationale, histoire d'afficher la piété d'un
régime aux pratiques contestées.
La tradition a été perenisée par son succésseur et fils, Mohammed VI.
Toutefois, nombreux signes nous démontrent que des choses se produisent.
A Casablanca
comme dans d'autres grandes villes du royaume, bon nombre de cafés et
restaurants ne ferment plus leurs portes durant les journées
ramadanesqueS.
Motif affiché, la clientéle étrangère de plus en plus massive depuis l'instauration de la vision 2010.
La
récente campagne d'une chaîne de restauration rapide à Casablanca
déclarant ouvertement son ouverture durant les journées ramadanesques,
laisse présager autre chose.
Plusieurs marocains, en particulier
dans les grandes villes, n'hésitent plus à se déclarer non pratiquants
et il n'est plus rare de voir un marocain tenant une cigarette entre
les doigts en pleine journée ramadanesque.
Signal positif?Je dirai oui.
Une
chose est certaine, le jour pù on pourra se libérer du joug de
l'hypocrisie sociale ambiante, seulement là, on pourra espérer une
percée vers l'avant de la société moderne et tolérante dont nous rêvons.
L'islam,n'en déplaise à certains, est laïque laïc par essence.
La profession de foi devra émaner du coeur et non suivre une piétre logique de "troupeau".
Les tares associées au Ramadan sont souvent dûes à l'hypocrisie ambiante.
Le mois est de plus en plus perçu comme un fardeau socio-économique et dans certains cas, mieux vaut ne pas le pratiquer.
L'atmosphére
ambiante rompt catégoriquement avec ses vertus de départ, la pratique
du Ramadan est souvent "handicapée" et chimérique.
Le manque de
productivité associé à cette "pratique handicapée" peut, parfois,
justifier les décisions les plus absurdes.Telle une Arabie Saoudite décrétant à l'ensemble de ses employés, un congé officiel payé.
La relecture de l'esprit des textes régulant le jeûne s'impose.
Il
est temps d'entamer la véritable lutte pour l'instauration d'un islam
"relifté", dégraissé des legs de plusieurs siécle de "blabla"
théologique et doctrinal.
NB: Texte publié également sur le Courrier de Casablanca
Presse arabophone marocaine en ébullition

La presse arabophone marocaine est en ébullition.
La
rentrée médiatique a été plus qu'animée et cette même presse qui
peinait à trouver des sujets pour ses "Unes" s'est transformée en un
sujet médiatique à part entière.
Le bal a été entamé par "Telquel" qui, dans une opération aux détails non communiqués, a pu se procurer "Al Jaridah Al Oukhra"..
Al jaridah "Telquelisée" n'est pas du tout passé inaperçue.
Premier changement de taille, le nom qui devient, désormais, "Nichane", entendez "tout droit"
Freemedia
est-elle entrain de se transformer "tout droit" en un mamouth
médiatique? Nul ne le contredit au moins à l'état actuel des choses.
Les deux ex-patrons, en l'occurence, Ali Anouzla et Taoufik Bouachrine ont preferé quitter le navire et laisser les commandes à un Driss Ksikes.
Si pour le premier, les choses ne se sont pas encore élucidées, le second, quant à lui, a choisi de se faire recruter par Rachid Nini pour entamer une nouvelle aventure.
Rachid Nini,
qui il y a à peine quelques mois, niait son intention de lancer un
canard a enrichi la scéne médiatique par un quotidien, prometteur de
prime abord, au nom d'"AlMassae".
Si "AlMassae Yasdourou Koula Sabah"
(le soir édité chaque matin) affichée en page "Une" fait plutôt rigolo,
les premiers indices prédisent déjà une belle vengeance du chroniqueur
aux tendances populistes sur son ex-employeur.
Seul hic pour Nini and Co,
les revenus publicitaires qui tardent à revenir malgré les petits clins
d'oeil émis ,de temps à autre, à certains publicitaires de la place.
Tous les observateurs se concordent sur le fait qu'"Assabah" est en chute libre mais son concurrent immédiat,"Alahdath almaghribia" n'est pas du tout en très bonne en forme, au moins en "interne"
Les
dernières annonces affichés sur les colonnes du journal pour le
recrutement de nouveaux journalistes rendent crédibles les informations
selon lesquelles le quotidien souffre d'une "hémorragie
interne".Plusieurs journalistes du quotidien ont choisi de changer de
cap.Un petit coup pour le quotidien qui s'est transformé en l'une des
plus grandes "success stories" dans l'histoire de la presse marocaine.
Assahifa, l'hebdomadaire organiquement lié au Journal hebdo, a suspendu sa publication tout récemment en attendant la sortie de sa nouvelle formule quotidienne.
6 jours sur sept et un tirage à 20000 exemplaires, nous confient nos sources.
Sur un autre registre, "Albidaoui",hebdomadaire fondé et dirigé par l'ex-journaliste d'Al Itihad Ichtiraki,Abderrahim Arriri, a changé aussi de nom , dans ce qui ressemble à un effet de mode, pour devenir "Al Watan Al an"( littéralement "Aujourd'hui la nation").
NB: Texte publié initialement pour le compte du Courrier de Casablanca
01 septembre 2006
Médiocratie Strip-teaseuse

L'actualité de la semaine nous vient de Jiangsu, une province chinoise, où une vive polémique a été déclenchée suite à l'émérgence d'un phénomène des plus bizarres.
Dans cette région, les us et les coutumes veulent que plus l'assemblée funéraire est massive, plus le défunt est honoré.
Animation, musique..tout était bon pour attirer les foules.
A la limite du tolérable, le phénomène allait se passer calmement si certaines familles n'ont pas commencé à se payer le luxe de proposer des strip-teaseuses professionnelles comme appât pour les foules.
Un spéctacle funéraire plus sexy que jamais.Avis aux amateurs.
Ce spectacle nous rappelle à la lettre, un autre spectacle qui se passe un peu plus loin de la Chine, ici sur terre chérifienne.
Avec pratiquement les mêmes personnages, des députés au rang de strip-teaseuses, des mouvances politiques au rôle de famille, et le défunt n'est autre que la présumée démocratie marocaine.
Un spectacle moins sexy mais, surtout,pathétique.
Rappelons les faits, 9 députés appartenant à la première chambre ont démissionné, pour briguer un mandat au sein de la chambre des conseillers.
Dans des démocraties qui se respectent, le rang de la première chambre est plus élevé du fait qu'elle émane directement des urnes.Mais ce n'est pas, du tout, le cas dans la démocratie de la nouvelle ère (version new wave de la démocratie hassanienne).
Loin de tout discours moralisateur, ils avaient parfaitement raison.
Dans le jeu inodore incolore mené actuellement sur l'échiquier politique national, mieux vaut immuniser ses intérêts perso.
Un simple calcul, que grand-mère maîtrise bien,démontre que non seulement ils sont de fins politiciens mais aussi de grands stratèges.
Si tout se passe bien, entendez le plus « médiocratiquement » possible, leur petite roulade en arrière leur garantira 9 ans de plus au sein de l'hémicycle, soit au total 14 ans d'hibernation au sein du motel sis boulevard Mohammed V.
Autrement dit, 14000 dh de revenus mensuels en cas de retraite, abstraction faite de toute autre source de revenu.
La belle vie, Non??!!
Ce qui se passe actuellement a réellement fait tombé des masques.
Des masques de partis politiques revendiquant historiquement le réfrentiel démocratique.
Et les masques d'un état qui semble confortablement installé dans sa position de « neutralité passive ».
Si l'attitude des mouvances politiques pourra être comprise dans une logique « Real politik» made in morocco.
L'état, quant à lui, n'a plus d'excuse, le bicaméralisme a prouvé ses tares et l'ancien régime a réussi, bel et bien, à nous faire hériter d'une véritable bombe à retardement à désactiver absolument si nous espérons nous engager dans un processus réformateur au vrai sens du terme.
Autrement, le strip-tease continuera et nul ne freinera la médiocratie marocaine.
NB: Texte de ma chronique hebdomadaire sur le "Courrier du Nord" .
28 août 2006
Chair polluante

Note importante:
Ce texte vient de m'être refusé de publication par le journal où j'ai pris l'habitude de publier mes chroniques, une démarche de censure interne que je respecte d'ailleurs.Pourtant, les mots, crus qu'ils soient, ne font que dévoiler un phénomène de plus en plus patent dans nos villes marocaines.Je publie le texte tout en vous demandant de me fournir votre avis sur le sujet, le texte, et la censure interne..VOTRE AVIS M'INTERESSE ENORMEMENT:
Nous, chroniqueurs, on a pris l'habitude de respecter nos engagements.
Aprés le petit clin d'oeil de la semaine dernière, je consacre ma présente chronique à elles..
Et elles sont nombreuses.
Des nanas en string et autres curiosités déambulent dans nos ruelles et boulevards, en parfaite atteinte à l'intégrité des millions de frustrés XY qui, désarmés, observent le spectacle sans précédent.
Deux petites précisions nécessaires
Primo, je ne joue pas au moralisateur..A la vue d'un sein, je ne demeure plus le saint que vous croyez.
Secondo, qu'elles se déshabillent entièrement, cela ne me dérange absolument pas, au contraire ça réjouira le grand pervers qui se cache derrière le costard.
En réalité, ce texte est motivé par mon seul penchant écologiste, mon désir de lutter contre la pollution urbaine, pour être plus précis.
La pollution, c'est ce que pratiquent ces gonzesses dans nos ruelles et boulevards.
Une pollution extrêmement dangereuse, du fait qu'elle émane de corps non sculptés,truffés de cellulite d'où mon indignement citoyen.
Mais le danger émane aussi du fait qu'elles nuisent gravement à la productivité, un processus déjà altéré chez moi et chez la plupart d'entre vous, je suppose.
Leurs tenues vont droit au but, étirent les muscles, et évéillent les tendances dévastatrice refoulées dans les rhinencéphale.
Chez ces créatures, l'os n'existe pas et ce qu'on voit c'est de la chair, rien que de la chair, une chair somme toute, indescriptible, ne répondant à aucun standard de qualité.
Un ami européen m'a interpellé un jour: « Les marocaines s'habillent comme si elles sortent en soirée ».C'est de la pure réalité.
Profitant de la trêve estivale, octroyée gracieusement par nos deux charmantes moitiés, on est partis moi et Mohammed Slimani (oui oui, le SDF de la page 23) en quête de la vérité (Diogène où est tu?), un long voyage dans les sentiers de la chair..pardon des tenues vestimentaires chez les marocaines.
Extrait 1: « Train reliant Casa et Rabat, première classe..Une journée calme, sans jet de pierre, ni retard ONCF induit.En face de nous, une femme, la trentaine, comportement de cadre à la navette quotidienne.La femme est en mini-jupe dévoilant, dans la position qu'elle tient, toute la surface interne de sa cuisse droite.
Alors que nous étions religieusement concentrés sur notre objet, elle ôta sa petite veste..une citation écrite en regard de sa généreuse poitrine « Touche pas ».. »
Extrait 2: « Déambulation nocturne au Maarif, chef-lieu de la frime casablancaise..Deux fesses en Jean moulant surgissent devant nous, avec la mention « Revolution » »
Des fesses signées, révolutionnaire, non?!!
22 août 2006
Occupés à ne rien faire

Ils sont nombreux et ils exercent avec abnégation et amour leur occupation majeure: Ne rien faire.
Une occupation tellement envahissante qu'elle remplit, pratiquement leur planning 7j/7 et 10h/24 si on fait, bien sûr, abstraction du temps classiquement reservé au sommeil, sieste et activités annexes.
Les marocains sont occupés, non pas par les multiples chantiers qui leur attendent, ni par l'échéance 2010 repoussée à 2012, encore moins par le « Grand Jihad » annoncé par feu Mohammed V et jamais entrepris.
Ils sont, tout simplement, occupés à ne rien faire.
Nos « font rien » nationaux dépassent de loin toute concurrence, même les fameux « font rien » français habitués à rester scotcher dans les terrasses des cafés parisiens au point d'étonner un correspondant du très américain Washington Post en début de semaine.
Les « font rien » sont nettement majoritaire et leur omniprésence a conduit les décideurs à leur réserver tout un motel hautement équipé, à proximité de la gare Rabat/ville, voire même d'élire un de leurs représentants au poste de ministre d'état chargé de ne rien faire.
La démocratie marocaine est sur de bonnes rails, qui a dit l'inverse.
Les experts en sémiologie « fontrienniste » ont établi un classement hierarchique, une sorte de taxonomie où la suprématie revient incontestablement à des « font rien » qui font semblant de faire, une sous-espèce particuliérement dangereuse car vénimeuse.
Les « font rien » se donnent réguliérement des rendez-vous dans des lieux de culte très commodes. Ces lieux de culte nommés cafés, crémeries et brasseries,sont tellement prospéres qu'ils poussent comme des champignions, la doctrine de « ne rien faire » est une doctrine particuliérement cooptative.Méfiez-vous les gars.
Etres multitâches qu'ils soient, les « font rien » ont pris l'habitude de combiner plusieurs actions, perdre du temps inutilement est contradictoire avec leur pensée.
Parmi leurs activités fétiches, je cite « Glandage » et « Voyeurisme » en insistant sur le majuscule(Message à notre charmante correctrice).
La première activité propulse certains d'entre eux au rang d'analystes sportifs le temps des confrontations sportives, et géostratégiques lorsque les tambours de guerre prennent le dessus.
La seconde les plonge dans un nirvana orgasmogène de premier ordre, la matière premières étant là et les pentalons serrés ce n'est pas ce qui manque.
Parlant serrés, un phénomène commence à me préoccuper, des fesses signées « révolution » et « Waw » commencent à circuler dans nos boulevards.
Et la signature de concerne pas seulement les fesses mais aussi les glandes mammaires, un « touche pas à mon trésor » a été capté sur certains tops féminins ces derniers temps.
Le phénomène ne laisse pas indifférents et me pousse sérieusement à discuter l'éventualité de lui réserver une chronique entière next time.
NB: Texte de ma chronique quotidienne sur l'hebdomadaire "Le Courrier du Nord"
15 août 2006
Chronophages(2): Messagerie instantanée

Sur le registre des chronophages,trône,indiscutablement,l'Instant Messenger.
Ce petit joyau de la technologie internet s'avére parfois difficile à maîtriser, d'autant plus que les listes de contacts ont une capacité intrinséque de se dilater sans limite.
La liste de contact sur un logiciel protocole comme msn messenger, jabber ou yahoo messenger est la meilleure démonstration du processus viral qu'est l'identité numérique.
Initialement développé pour faciliter l'échange au sein de l'entreprise (une petite pensée pour ICQ), l'Instant Messenger s'est transformé, petit à petit, en un véritable fardeau générateur d'inputs parasitants la plupart du temps.
Indéniablement, pour un manager new wave, souvent contraint d'agir sur plusieurs fronts, la maîtrise du temps dédié à l'Instant Messenger constitue un pas géant dans la démarche de lutte contre la chronophagie.
Canaliser les "inputs messenger induits" dans un processus constructif peut redorer le blason de l'Instant Messenger.
Attitude n°1: Purger
Hypertrophiée, parasitée, désordonnée..tout ces qualitatifs étaient bons pour décrire ma liste de contact sur mon système d'Instant Messenger, ce fut le cas jusqu'il y a quelques jours.
La cure devrait être radicale et l'amincissement m'a fait gagné un temps précieux que je perdais dans le traitement d'inputs parasitants..
Le rapports inputs qualitatifs/inputs parasitants tend de plus en plus vers 1 depuis cette cure forcée d'une liste devenue de plus en plus "bordélique".
Attitude n°2: Trier
L'Instant messenger, que l'on veuille ou pas, a métamorphosé notre perception du relationnel.Un triage de la liste des contacts peut s'avérer utile.Ma petite démarche à moi consistait en un triage par projets.De ce fait le statut bloqué/non bloqué sur mon système d'Instant messenger a regagné tout son intérêt dans un jeu de chaises musicales très utile à condition de bien le manier.
Créer un second compte pour traiter les contacts non professionnels est également une démarche fortement recommandable.
Attitude n°3: Zéro étiquette
Conçu pour faciliter le cheminement de l'information et appuyer les systèmes de KM en intra et en extra-entreprise/lieu du travail, les systèmes d'Instant messenger ont pu réussir le pari de virtualiser la notion de "lieu du travail" en la rendant plus élastique que jamais.
Toutefois,les usagers se sont réappropriés les systèmes pour les rendre plus conforme aux régles des rapports aux sein de la société.
Certaines expressions de politesse sont plus chronophages que n'importe quelle autre attitude.
Une ambivalence systématique peut être un excellent remède.D'autant plus que se sentir contraint moralement de répondre à toutes les sollicitations devra être abandonné au profit d'une démarche de hiérarchisation par ordre de priorité.
Optimiser l'usage se son système d'Instant Messenger est, peut être le seul remède, pour la problématique des inputs parasitants "messenger induits".
A suivre..
